Bestiaire et lettres celtiques
Hier, notre Calamité s'est emballé pour le livre de Kells. Pour une double raison: la première parce qu'il a eu des velléités de tenter de reproduire une ou deux enluminures (trouvées dans deux bouquins tout à fait intéressants, et avec un succès assez mitigé), et la seconde parce qu'une certaine crapaude de sa connaissance lui a révélé qu'elle avait vu de ses propres yeux ce trésor inestimable, à la bibliothèque du Trinity College.
Pour ceux qui souhaitent s'entraîner, ou juste régaler leurs yeux devant ces prodiges, et aussi par la même occasion se cultiver un peu, je vous conseille la lecture de ces deux ouvrages, découverts tout à fait par hasard.
On apprend dans ces deux ouvrages comment la civilisation celtique s'est développée en relation très étroite avec la nature. L'animal sauvage a inspiré les grandes figures légendaires et symboliques qui font la singularité et la particularité des expressions graphiques et littéraires celtiques.
Arbres de vie, chien, chat, souris, bœuf, cheval, paon, aigle, la liste n'est pas exhaustive sont représentés à partir de sources anciennes, et notamment, tiens, comme c'est étonnant, du livre de Kells. Mais pas que. On cite aussi d'autres sources, et d'autres endroits, comme l'Espagne, la Bretagne ou l’Écosse, la France ou la Slovaquie. Voici pour le Bestiaire.
Concernant le second livre, qui aborde les lettres et enluminures, il regorge de dessins délicats, de lettrines ouvragées, et vous propose même une technique assez simple de reproduction des enluminures. L'introduction aborde les débuts de l'écriture oghamique, puis l'évolution de l'écriture latine au fil des siècles, ainsi qu'une liste des livres notables (Livre de Durrow, livre de Kells, évangiles de Lindisfarne) à partir desquels on été reproduites les lettres, et enfin une chronologie du monde celte de 587 à 1152.